La prévention du HPV, c’est la prévention du cancer : un nouveau podcast sur la méconnaissance du HPV

12 octobre 2026

Plus de la moitié des Belges ignorent que le HPV peut provoquer des cancers. Que se cache-t-il derrière ce chiffre ? Et comment pouvons-nous tirer parti des outils de prévention déjà disponibles pour réduire le nombre de cancers liés au HPV ? Le nouvel épisode d'Inditalks réunit quatre regards complémentaires.

    Une enquête d'All.Can Belgium révèle d'importantes lacunes en matière de sensibilisation

    Plus de la moitié des Belges ignorent que le HPV peut provoquer des cancers. Or, nous disposons aujourd’hui d’outils efficaces pour prévenir de nombreux cancers liés au HPV — ainsi que de moyens permettant de détecter le cancer plus tôt. Une enquête nationale commanditée par All.Can Belgium et menée plus tôt cette année par Indiville auprès de 1 160 adultes belges révèle d’importantes lacunes dans les connaissances sur le papillomavirus humain (HPV), la prévention du cancer et le dépistage.
    Les résultats sont frappants : 56 % des Belges ignorent que le HPV peut provoquer des cancers, alors même que ce virus est responsable de plus de 1 000 diagnostics de cancer en Belgique chaque année.

    Le HPV ne se limite pas au cancer du col de l’utérus

    Le HPV est encore trop souvent associé uniquement au cancer du col de l’utérus ou perçu comme un problème de santé féminin. En réalité, le HPV peut également jouer un rôle dans les cancers de l’anus, du pénis, de la vulve, du vagin et dans certains cancers de la tête et du cou. Environ 40 % des cancers liés au HPV surviennent en dehors du col de l’utérus, ce qui signifie que les cancers liés au HPV touchent aussi bien les femmes que les hommes. Pourtant, seuls 30 % des Belges savent que le HPV peut provoquer des cancers chez les hommes.

    Dans le même temps, la prévention bénéficie d’un large soutien. Trois Belges sur quatre estiment que la prévention des cancers liés au HPV devrait être une priorité, et deux sur trois considèrent qu’il est important de vacciner aussi bien les garçons que les filles. Mais seuls 26 % se sentent suffisamment informés sur la prévention du HPV.

    Le dépistage est un autre domaine où des lacunes subsistent. Une femme sur quatre déclare faire rarement, voire jamais, un frottis du col de l’utérus. Des obstacles pratiques et émotionnels — notamment la gêne, l’oubli et le manque d’information — peuvent empêcher de participer au dépistage.

    Nouveau podcast : des résultats de l’enquête à la prévention

    Que se cache-t-il derrière ces chiffres ? Et comment pouvons-nous tirer parti des outils de prévention déjà disponibles pour réduire le nombre de cancers liés au HPV ?
    Le nouvel épisode d’Inditalks, la série de podcasts d’Indiville, réunit quatre regards complémentaires.

    Wouter Samyn, chercheur chez Indiville, nous présente les résultats de l’enquête et ce qu’ils révèlent sur les connaissances, les attitudes et les comportements vis-à-vis du HPV en Belgique.
    Le Prof. Alex Vorsters, du Centre d’évaluation de la vaccination de l’Université d’Anvers et coordinateur du HPV Prevention and Control Board, apporte son expertise en matière de prévention et de vaccination contre le HPV.
    Le Dr Kobe Dewilde, gynécologue à l’UZ Leuven, se concentre sur le cancer du col de l’utérus et sur l’importance du dépistage et de la détection précoce.
    Enfin, le Dr Pia Cox, directeur général d’All.Can Belgium, rassemble ces différents points de vue autour d’un message essentiel : la prévention du HPV, c’est la prévention du cancer.

    La vaccination, le dépistage et la sensibilisation ne doivent donc pas être considérés isolément. Ensemble, ils peuvent contribuer à prévenir les cancers liés au HPV et à détecter la maladie plus tôt. Le défi consiste non seulement à rendre ces outils accessibles, mais aussi à veiller à ce que la population en comprenne l’importance et soit accompagnée pour y recourir.

    Prévenir quand c’est possible, détecter tôt quand il le faut

    La prévention est l’objectif premier. Mais lorsque le cancer ne peut être évité, il est essentiel de le détecter le plus tôt possible.

    C’est également au cœur de la campagne #GetCheckedEarly d’All.Can Belgium : aider chacun à comprendre ses risques, à reconnaître les signes avant-coureurs éventuels, à participer aux dépistages recommandés et à savoir quand consulter un médecin.

    L’enquête sur le HPV montre bien pourquoi c’est important. La mise en place de programmes de prévention et de dépistage ne suffit pas si le public n’en a pas connaissance ou se heurte à des obstacles pour y participer. Une information claire et accessible est essentielle pour aider les gens à faire des choix éclairés pour leur santé.

    Pour les cancers liés au HPV, cela implique de combiner sensibilisation, vaccination, dépistage et détection précoce.

    Prévenir ce qui peut l’être. Détecter le cancer le plus tôt possible.

    🎧 Écoutez le nouvel épisode d’Inditalks, réalisé par Indiville avec All.Can Belgium, pour découvrir les résultats de l’enquête et les points de vue de nos experts sur la manière de combler le fossé entre les possibilités de prévention disponibles aujourd’hui et celles et ceux qui en bénéficient.
    Écoutez le podcast HPV sur SoundCloud

     

    À propos d’Indiville
    Basée à Louvain, Indiville est une agence d’études et de conseil issue de la KU Leuven. Elle réalise des études pour les pouvoirs publics, les organisations et les entreprises sur des thèmes de société allant de l’enseignement et de la mobilité aux soins de santé et au bien-être. Son approche associe la recherche à des conseils sur la mise en pratique des résultats, en impliquant souvent directement les parties prenantes au moyen de méthodes participatives. Dans sa série de podcasts Inditalks, chercheurs et experts discutent de ces résultats et des enjeux de société qui les sous-tendent.

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